Comparaison de la capacité de détection pour un sondeur incliné mécaniquement (à gauche) et un sondeur incliné électroniquement (à droite).

Année : 2015

Partenaires : étude interne

Thématique : Stratégies de déploiement

Dans le cadre de l’inspection d’infrastructures, il est assez naturel de vouloir orienter le sondeur multifaisceau vers la structure de manière à maximiser le nombre de faisceaux « utiles », c’est-à-dire ceux qui impacteront la structure, de manière à augmenter la capacité de détection.

Deux modes sont possibles :

  • Soit on incline mécaniquement le sondeur, ce qui demande à utiliser une interface mécanique dédiée, et une installation spécifique ;
  • Soit on utilise une fonctionnalité offerte par certains sondeurs multifaisceaux qui consiste à orienter les faisceaux de manière électronique par un processus de formation de voies. Cette dernière solution ne demande pas de réinstallation mécanique du sondeur et l’antenne de réception peut donc rester à l’horizontale.

L’inclinaison mécanique du sondeur permet une nette augmentation de la capacité de détection. Par contre la calibration dynamique (patch-test) d’un sondeur incliné mécaniquement est difficile. La méthodologie conventionnelle consistant à réaliser un patron de lignes sur un fond plat (roulis) et sur une pente (tangage, cap) ne permet pas de résoudre assez finement les angles de montage sondeur/IMU. Des résiduelles angulaires persistes. Le jeu de données est entaché d’une erreur systématique.

Les travaux s’attaquant à la problématique de la calibration automatique menés par le CIDCO permettent de calibrer précisément le couple sondeur/IMU quelle que soit son orientation. Des résultats préliminaires obtenus sur un jeu de données collectées sur le mur du barrage Romaine2 montrent le potentiel de cette approche.