Contexte et objet de recherche

Prenons quelques instant la place d’un gestionnaire en charge de l’entretien et de l’intégrité d’un port, d’un pont ou encore d’un barrage. Qu’aimerions-nous savoir ?

Nous aimerions connaitre l’état général de l’infrastructure, savoir où se situent ses éventuelles faiblesses, évaluer l’ampleur des dommages potentiels et ce afin de planifier au mieux les travaux nécessaires.

Traditionnellement, la surveillance des infrastructures est effectuée :

  • Par l’emploi de capteurs internes (pendules, inclinomètres) à la structure (principalement dans le cas des barrages) permettant la surveillance en temps réel des déformations;
  • Par l’inspection tactile conduite par des plongeurs;
  • Par l’inspection visuelle à partir d’images vidéo recueillies pas des plongeurs ou des engins robotisés (ROV).

Or, depuis quelques années l’inspection « à distance » à l’aide de sonars multifaisceau, de sonars à balayage mécanique, de camera acoustique, de caméra optique (photogrammétrie) et de laser sous-marins s’est développée. Ces technologies permettent d’accroitre la rapidité des inspections par le recueil de jeux de données 3D (nuages de points) servant une modélisation globale des déformations voir même une analyse locale de certains défauts de structures.

Pour accompagner, au Québec, l’émergence de ces nouvelles pratiques, le CIDCO et de nombreux partenaires ont mis sur pied en 2013 un Pôle d’expertise en inspection d’infrastructures subaquatiques. Le Pôle s’est donné comme objectifs de :

  • Consolider le savoir faire et poursuivre la R&D en inspection d’infrastructures;
  • Transférer les connaissances acquises dans le cadre des travaux menés au Pôle vers : les propriétaires et gestionnaires d’infrastructures, les concepteurs de logiciels, les équipementiers et les fournisseurs de services d’inspection;
  • Définir une norme (standard d’inspection) permettant aux donneurs d’ordres de correctement spécifier leurs travaux d’inspection et aux entreprises contractantes d’avoir un objectif de qualité bien défini.

Phase 1 (2013-2016)

La phase 1 du projet (2013-2016) s’est concrétisée par :

  • la mise en place d’un mur de référence au port de Rimouski;
  • la réalisation de plusieurs études ponctuelles, dont la plupart menées en collaboration avec les partenaires du Pôle;
  • l’organisation de deux colloques dédiés (2013 et 2015).

Études réalisées dans le cadre de la phase 1 :

Phase 2 (2017-2020)

La phase 2 du projet (2017-2020) propose de :

  • Supporter les acteurs intéressés par la mise en place d’un mur de référence dans la région de Montréal;
  • Réaliser plusieurs études ponctuelles;
  • Mettre en place une norme.

Études proposées dans le cadre de la phase 2 :

  • Conception d’un bras de sondage articulé
  • Mise en ligne d’un Service Web d’évaluation de la qualité d’un levé d’infrastructure
  • Détection et caractérisation d’affouillement